En 2014, Boris Cyrulnik publiait un livre fort remarqué (Résilience et relations humaines) dans lequel il s’était intéressé  à  tout  ce  qui  se  joue  et  se trame  parfois inconsciemment  dans  les relations  interpersonnelles, autant dans l’environnement clos constitué par le couple et la famille que dans celui, plus social, des sociétés et des cultures. Récemment, le neuropsychiatre nous revient avec un nouvel ouvrage (La nuit, j’écrirai des soleils), un essai  qui  concerne  cette  fois  la  résilience  de  certains grands  auteurs  connus.  Qu’ils  aient  été  orphelins, abandonnés  ou  qu’ils  aient  dû  affronter  d’autres obstacles dans la vie, Boris Cyrulnik explique comment leurs difficultés respectives ont été vécues et de quelle manière ces auteurs ont fait usage de résilience pour les surmonter.

De  prime  abord  nous  pourrions penser  qu’il  faille  avoir  connu  ces auteurs,  avoir  lu  leurs  livres pour comprendre qui ils sont et pourquoi ils  ont  été résilients  dans  leur  vie. Aucunement; Boris Cyrulnik se sert de  cette  «excuse  littéraire»  pour faire  montre  de  ce  que  peut  être  la résilience par le biais des mots écrits qui  sont,  à  leur  manière,  l’invention d’une réalité.

Tout  ce  préambule  ne  sert  qu’à  vous  mentionner  que  la vidéo  de La  Grande  librairie (Cyrulnik —La  nuit j’écrirai des soleils) est particulièrement intéressante à cet égard. Dès le début, au-delà même des textes produits par les  auteurs  cités,  le  neuropsychiatre  nous  montre  le  lien direct  que  des  événements  de  la  vie  peuvent  créer  chez l’humain. Nous y apprenons entre autres que lui-même a dû à une époque emprunter un pseudonyme (Jean Laborgue) pour survivre en temps de guerre et que, dès le jeune âge, il s’était  retrouvé  sans  famille  et  avec  peu  d’estime  de  lui-même.  Puis,  il enchaîne  avec  des  explications  sur  la mémoire  traumatique  fixe,  expliquant  brièvement  qu’elle s’imprègne dans notre mémoire saine et qu’en ces cas, par résilience,  nous  devons  échapper  à  toute  «prison  du passé ».

Je vous suggère donc l’écoute de cette vidéo disponible sur Internet et notamment pendant les 15 premières minutes d’explications  de  la  résilience)  et  peut-être  voudrez-vous, par la suite, lire ce nouvel essai publié chez Odile Jacob et qui se retrouve dans votre librairie.

https://www.youtube.com/watch?v=B82Ecgjo-pw&feature=youtu.be

PIERRE FOURNIER
Vigie relations publiques et gestion de projets
Gérophare, édition janvier 2021