Historique de l’organisme

Il y a plus de 15 ans, trois personnes se réunissaient : un retraité, un presque retraité et un chercheur en pleine carrière. Ils se rangeaient d’un commun accord à l’idée que venait d’énoncer l’un d’eux : la création d’un « Observatoire » s’intéressant aux personnes âgées.

De cette idée est née une structure unique au Québec, l’« Observatoire Vieillissement et Société », un organisme à but non lucratif avec charte fédérale. Son objectif principal était d’aider par tous les moyens possibles au mieux-être des ainés. Son action s’exerçe dans un contexte de lutte contre l’âgisme.

L’âgisme, ce racisme de l’âge, se traduit par un ensemble d’attitudes négatives et de préjugés envers les aînés et le vieillissement. Souvent irrationnel, il peut contribuer à la marginalisation des personnes âgées.

L’Observatoire Vieillissement et Société (OVS) joue un rôle de surveillant social dans différents domaines où l`âgisme peut se manifester de façon insidieuse ou évidente. C’est grâce à l’aide de vigies, des aînés volontaires compétents dans les différents domaines d’intérêt, que l’OVS accomplit sa mission et que ses résultats ont dépassés de loin les attentes des fondateurs. En près de 10 ans d’existence, l’OVS est devenu un organisme incontournable dans le domaine qu’il s’était fixé.

Son fonctionnement quotidien est assuré par un comité consultatif complètement bénévole, composé d’experts (les vigies) dont la majorité surveille les tendances sociétales dans les domaines d’intérêt pour les séniors, recueille et synthétise l’information. Par la suite, cette information est diffusée via un site internet (complètement rénové cette année), une revue (le Gérophare) publiée mensuellement, ainsi que des conférences mensuelles publiques avec production de matériel audiovisuel. Une liste de contacts de plusieurs milliers de noms, incluant des décideurs, des intervenants et le grand public intéressé, lui permet de communiquer avec la majorité des personnes âgées du Québec ainsi qu’à ceux qui s’y intéressent.

L’OVS se veut une véritable boite à idée (Think-tank) et est un précurseur, alors que plusieurs sujets sur lesquels il s’est penché ont été traités ultérieurement dans les politiques gouvernementales. Grâce à ses moyens de diffusion, revue et site internet, l’OVS rejoint une grande portion de personnes âgées.

L’OVS peut donc se comparer à une lunette astronomique tournée vers la terre au lieu des astres; il observe la société et focalise sur les aînés.

Par ailleurs, son œuvre a été reconnue publiquement par la remise du Prix hommage du Conseil des Aînés en octobre 2009, par l’obtention de la Médaille du Lieutenant-gouverneur en mai 2010 ainsi que par la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en février 2013. L’avenir de l’OVS nous paraît encore plus brillant grâce aux collaborateurs de très haut niveau qui prêtent leur concours.

Les fondateurs de l’organisme

Dr André Davignon, M.D., FRCP

Auteur de plus de 200 publications scientifiques, professeur émérite à la faculté de médecine, le Dr André Davignon a été médecin clinicien enseignant PTG à l’Université de Montréal durant toute sa carrière. Il a été responsable de l’implantation de la cardiologie pédiatrique à l’hôpital Sainte-Justine et en a dirigé le service pendant plusieurs années. Il est présentement directeur fondateur de l’Observatoire Vieillissement et Société (OVS), organisme à but non lucratif créé en 2003 visant à lutter contre l’âgisme et à faire la promotion du bien vieillir des aînés. L’organisme est rattaché à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Jean-Pierre Thouez, Ph.D.

Jean-Pierre Thouez, Ph.D., professeur honoraire de géographie, a enseigné à l’Université de Sherbrooke (1970-1978) et à l’Université de Montréal (1978-2007).Chercheur aux centres hospitaliers, il a publié de nombreux articles et ouvrages en géographie de la santé et environnement. Il est cofondateur de l’Observatoire Vieillissement et Société. Il a été directeur de programme concernant les sans-abris, à l’église Saint-Bernard de Clairvaux, Nord Miami, Floride.

Yves Joanette, Ph.D., FCAHS

Yves Joanette, Ph.D., est professeur en neurosciences cognitives du vieillissement à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. Il est actuellement directeur scientifique de l’Institut du Vieillissement des Instituts de Recherche en Santé du Canada (IRSC) et directeur exécutif de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer des IRSC. De 1997 à 2009, il était directeur du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM) et, de 2009 à 2011, président-directeur général du Fonds de la recherche en santé du Québec ainsi que président de son Conseil d’administration.

Ses principaux champs d’intérêt en recherche touchent les processus du vieillissement et les troubles de la cognition de la personne âgée. C’est ainsi qu’il contribue à l’avancement des connaissances en ce qui a trait à la réorganisation neurofonctionnelle qui permet le maintien des habiletés de communication avec l’âge.

Depuis le début de sa carrière, son équipe de recherche a largement contribué à la formation de la relève en recherche en santé et à celle de professionnels travaillant dans le réseau de santé par le biais d’importantes contributions à la dissémination des résultats de recherche et à l’introduction de pratiques cliniques exemplaires.

De 1982 à 1992, Yves Joanette a été boursier du Conseil de recherches médicales du Canada (maintenant IRSC) et a reçu plusieurs distinctions, dont le prix André-Dupont du Club de recherches cliniques du Québec (CRCQ), en 1990, et le prix Eve-Kassirer pour ses réalisations professionnelles exceptionnelles, en 1995. Yves Joanette est membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé. En 2007, l’Université Lumière de Lyon, en France, lui a décerné un doctorat honoris causa.