Fini la peur, en avant! Un peu d'optimisme



Le bonheur est une sensation très subjective. Une enquête récente montrait que les moins heureux de notre société se situaient dans le groupe d'âge des 35 à 40 ans et qu'à partir de ce nadir, le sentiment de bonheur social augmentait avec les années finissant par rejoindre et même dépasser le niveau des adultes plus jeunes.


En fait, la plupart des gens que nous rencontrons se disent heureux...pourquoi alors ce pleurnichage continuel attribué aux personnes âgées? Subissons-nous là aussi l'influence de notre environnement avec l'aide des médias mettant souvent l'accent sur les stéréotypes de l'âgisme. À force d'entendre parler de vieillards ébouillantés, sales, incontinents, mal nourris, traversant sans fin le désert de la solitude, nous finissons par croire que ce sort sera prochainement le nôtre.


Statistiquement ce n'est pas vrai...ni l'émotion, ni les journaux ne tiennent compte des statistiques. L'immense majorité d'entre nous finira paisiblement et sereinement son existence...Cessera-t-on un jour de mettre l'accent sur le sensationnel dans des tentatives désespérées de lutter contre la baisse de lecteurs! Il ne faut évidemment pas négliger les vrais malheureux, mais on les aidera plus en leur indiquant les voies du bonheur et de la sérénité.


Pour un accès rapide au bonheur, à la portée de tous, cessons d'abord d'avoir peur, de vouloir à tout prix suivre ce politically correct en changement continuel pour que la lumière se fasse et que la peur enfin nous quitte. Nous avons rencontré des grands-parents qui ont peur d'aller se promener avec leur petit-fils après avoir entendu un spécialiste en pédophilie dire aux mamans qu'il peut être dangereux de laisser son enfant se promener seul avec son grand-papa. Il n'est plus politically correct de parler de couleur ou d'ethnie...j'ai perdu la trace des derniers synonymes pour désigner la même chose...Il est même impossible de dire à une femme qu'elle est jolie sans risquer l'accusation de harcèlement...Pire : l'employeur doit évaluer les CV d'un candidat sans connaître son sexe, son ethnie, sa couleur, son âge, son statut matrimonial, en somme sans avoir une idée nette de l'être, peut-être parfaitement insipide, avec qui il devra travailler!


Cessez d'avoir peur, il ne vous arrivera rien de fâcheux. Vous pourrez même devenir amis des personnes qui, comme vous, ne croient pas à ces foutaises modernes. L'auteur a d'ailleurs eu l'occasion de vérifier sa théorie en engageant une collaboratrice après lui avoir donné d'abord la liste des questions à ne pas poser et qui lui seraient demandées...elle a trouvé la chose intéressante et l'entrevue a été un succès.


Après avoir éliminé la « peur sociale », croyez-nous, un miracle se produira...vous aurez le goût de parler, de vous exprimer, de profiter pleinement de notre démocratie et de ses bienfaits!


Vous serez heureux! Rappelez-vous que le bonheur, c'est quelque chose que l'on découvre seulement lorsqu'on l'a perdu...Partez à sa reconquête si c'est votre cas.


André Davignon, M.D.